Familles souches

Voici quelques-unes des familles fondatrices de Paspébiac.

Ces familles d’origine canadienne-française, française, anglaise, écossaise et acadienne se sont liées à des immigrants en provenance du monde entier. Coup d’œil sur ces familles et leurs surnoms.

Curieux de connaître quelques surnoms de Paspéyas? Cette chanson de Quimorucru se penche de manière ludique sur les surnoms de famille, intimement liés aux histoires des citoyens d’ici, en lien avec leur cohabitation sur le territoire.

Alain

Surnom de famille : les princes et les princesses

François Alain est l’un des descendants de Gilles Alain, dit Brière, et de Marie-Agnès-Thérèse Rousseau, qui se marient avant 1734 en France. François se marie à Catherine Huard le 23 septembre 1776 à Carleton, puis, en secondes noces, à Isabelle Bergeron, à Paspébiac, le 6 août 1795. Un citoyen célèbre portant ce nom est Paul Alain, qui portait plusieurs chapeaux : arracheur de dents, vétérinaire et « patenteux »! À ne pas confondre avec l’ancêtre Louis Allain, Acadien, qui marie Marguerite Bourg à Port-Royal et qui fera souche à Carleton.

Albert

Surnoms de famille : les souches, les patates pourries

L’appellation « les souches » ferait référence à un bélier qui fonce avec ses cornes dans une souche, ce qui voudrait dire que les Albert ont la tête dure, qu’ils ne changent pas facilement d’idée. Est-ce en l’honneur du premier Albert?

Gabriel Albert serait un pêcheur canadien-français ou normand. Il épouse Geneviève-Angélique Bouthillier à Pabos en 1751. Son fils Pierre épouse Geneviève Denis à Carleton le 7 novembre 1778, et leurs enfants feront souche à Paspébiac. Plusieurs citoyens de Paspébiac portent ce nom, dont deux tenanciers de magasin : Pierre Albert et Éloi Albert, qui était boucher.

Anglehart

Surnom de famille : les carrés

Jean-Baptiste Anglehart est le fils de Jean-Baptiste Migkelhart et d’Anne Annelkawine. On le présume originaire d’Allemagne. Il épouse Anne Chapados le 13 juillet 1787 à Carleton. Son nom se transforme en Anglehart à son arrivée à Paspébiac. Serait-il un mercenaire allemand? Dans tous les cas, ce nom est toujours bien présent à Paspébiac, et quelques institutrices porteront ce patronyme, dont Béatrice et Marie Anglehart en 1930.

Aspirot

Surnoms de famille : les castors, les fayots, les galendors (ou godendards) (famille de Geneviève Aspirot), les maraches (famille de Norbert Aspirot), les gringots, la cerise, les beneries (sorte d’oiseau), les mâchoires secs

Jean Aspirot est un pêcheur basque établi à Paspébiac dès 1792. Il marie Catherine Duguay à Carleton en 1795, puis, en secondes noces, Catherine Darosbille en 1805. Fait intéressant, plusieurs femmes organistes à Paspébiac portent ce patronyme. Par ailleurs, l’orgue de l’église Notre-Dame-de-la-Purification est unique en son genre au Canada. Savez-vous pour quelle raison?

Blais

Surnoms de famille : les Chacatoones

Antoine Blais, originaire de Berthier-sur-Mer, est le fils d’Antoine Blais et de Marie-Anne Chartier. Il se marie à Marie-Amable Charbonneau à Lavaltrie le 28 janvier 1765. Ses origines remontent à Sainte-Famille-de-l’Île-d’Orléans. L’un des descendants célèbres de cette famille est James Blais, qui a pris part à la révolte des Paspéyas de 1886 et qui sera sur le banc des accusés. Il écopera de six mois de travaux forcés.

Boudreau

Surnoms de famille : les calibètes (ou les caliquettes), la pouche, les Cayens

Arsène Boudreau est d’origine acadienne. L’ancêtre des Boudreau est Michel Boudrot, né vers 1600 dans le diocèse de La Rochelle. Arrivé en Acadie en 1632, Michel Boudrot est cultivateur, lieutenant-général ainsi que conseiller. Lors du recensement d’Acadie de 1686, il est dit lieutenant civil et criminel (!). Il se marie vers 1641 à Cougnes, en France, à Michelle Aucoin. Tous deux décèdent à Port-Royal.

Son descendant, Arsène, fera souche à Paspébiac vers 1871, se mariant à Marie Dubois. Selon le recensement de 1871, il est maître de grave à Paspébiac. Aujourd’hui, dans le quartier de Bugeaud, une rue porte le nom de cet ancêtre.

 

Castilloux

Surnoms de famille : les pièces (ou les petites pièces), les matelich, les écureuils

Jean Castilloux et sa femme, Marichumé Detcheverry (Marie Chevarie), sont d’origine basque. Jean et Marie auront trois enfants, dont Jean, né vers 1764 à Bidard, qui épouse Jeanne Chapados le 29 mars 1780 à Paspébiac. Également sur la flûte L’Ardour en partance pour Gaspé, Castilloux a été le compagnon de route de Bertrand Darosbille en 1750. Il est également le patronyme du célèbre boxeur Dave Castilloux, champion canadien dans trois catégories simultanément, ainsi que de Ray Castilloux, cycliste, qui a participé aux Jeux olympiques de Tokyo en 1964 et de Mexico en 1968.

Au 19e siècle, les terrains de la 2e Avenue à la 4e Avenue actuelle – des rangs à l’époque – appartenaient à André Castilloux et à Jane Geneviève Dunn, native de Percé. André était le fils du pionnier Jean Castilloux.

Chapados

Surnoms de famille : les maquereaux, les merles et merliches, les coupeurs de gueguilles, les mangeux de brume, les popios

Joannis Chapados est d’origine basque (Saint-Étienne-de-Baïgorry). Marié à Catherine Larocque avant 1751, il s’illustre comme l’un des pionniers de Paspébiac, s’y installant à la fin de la bataille de la Ristigouche, vers 1761. La légende veut qu’il ait eu la jambe broyée par un arbre qu’il tentait d’abattre, seul dans les bois, en hiver. Il est descendu sur ses mains en trois jours pendant que sa femme et ses enfants le cherchaient. On l’aurait trouvé chez lui avec son couteau de pêcheur taillant dans les chairs gelées de sa jambe. Voyant l’os brisé, il aurait demandé sa scie et se serait coupé la jambe…

Mythe ou réalité? Nork daki?

Corbet

Surnoms de famille : les galettes

Les Corbet sont d’origine jersiaise. L’ancêtre est né à Val Guernesey. Le premier Corbet à venir s’installer sur le territoire est Henry Corbet, né en 1811. Cultivateur et pêcheur, il se marie à Marie Authot à Paspébiac.

Decaen

Surnoms de famille : les garlots

Julien et Frédéric Decaen sont les fils de Jean et d’Élisabeth Deslandes. Tous deux seraient originaires de l’île de Jersey ou de la France. Frédéric, à la mort de sa première femme, épouse Victoire Delarosbil le 12 novembre 1863 à Paspébiac. Frédéric serait venu vers 1852 pour devenir commis des Robin, puis professeur. Quant à Julien, il épouse Émilie Lebrasseur, fille de Joseph et d’Élisabeth Duguay, vers les mêmes années. Un dénommé J. De Caen aurait par ailleurs été gardien de quai dès 1908 à Paspébiac.

Delarosbil

Surnoms de famille : les Sautereaux (famille de Normand Delarosbil), les ploutes, les grenouilles, la boule, les chiques, les p’tits bicycles (famille d’Antoine Delarosbil), les grandes oreilles (famille de John Edouard Delarosbil), les corneilles, Musco

Bertrand Darosbille serait à Paspébiac dès 1777. Originaire de Bidard, dans le Pays basque, il a migré en Gaspésie sur la flûte L’Ardour en 1750. D’ailleurs, sa vie fut plutôt tumultueuse : il aurait volé le navire Bonaventure qu’il commandait à Terre-Neuve alors qu’il était en expédition de pêche. Considéré comme un déserteur, il émigre à Paspébiac et prend pour épouse Marie Dunys (Denis).

Son nom se transforme au fil du temps en Delarosbil.

Denis

Surnoms de famille : les souches sèches (famille de Léon Denis), les lièvres (famille d’Omer à Jérôme Denis et d’Arsène Denis), les crottes toutous (famille d’Omer Denis), les paquettes (famille de Simon Denis)

Louis Dunys aurait été un capitaine de navire d’origine française. Vers 1754-1758, il unit sa destinée à l’Acadienne Madeleine Larocque, qui s’était mariée en premières noces avec Jean Mallet, aussi présent à Paspébiac au 18e siècle. Lors de son passage à Ristigouche, Louis Dunys ondoie (baptise) des enfants! Aujourd’hui, le nom Dunys est présent partout en Gaspésie sous la forme Denis. L’histoire veut qu’un Paspéya de chez nous, Arsène Denis, dans les années 1930, ait sculpté avec son « p’tit couteau de poche » une grande croix de dix pieds, si grande qu’elle ne rentrait pas dans sa maison!

L’auteure Liliane Hilaire-Pérez, dans son livre Expérience de la mer, semble faire référence à un Louis Denis, capitaine œuvrant près du « Grand Banc ». S’agit-il de notre Louis Dunys? C’est fort probable!

Desrochers

Surnoms de famille : les crânes secs, les queues de fer, les béliers

Duchesneau

Surnoms de famille : les marteaux, les grillades

Duguay

Surnoms de famille : les bretelles de ligne, les cretons (famille d’Oscar Duguay), les casseaux, les Charlemagne

René Duguay et Marguerite LeBreton, dont l’ascendance mi’gmaq est fortement présumée, se sont établis à Pabos vers 1735 et se marient avant 1729. Certains de leurs enfants ont pris souche à Paspébiac où ils ont marié des fils et des filles de pionniers, dont les Lebrasseur, Chapados, Gallien, Mallet, Tareau et Huard. Les origines de René Duguay ne sont pas confirmées. De récentes découvertes basées sur l’ADN écartent la possibilité, pour René Duguay, d’être d’origine basque, et attachent plutôt ses origines à la Bretagne ou à la Normandie. Il s’agirait de l’une des familles les plus anciennes de la Gaspésie! Les frères Duguay, célèbres chansonniers, en sont par ailleurs des descendants.

Fourcaudot

Surnoms de famille : les sabots

Fulham

Surnoms de famille : les taches connes, les bosselles, les Natashquan

Thomas Fulham est le fils d’Andrew Thomas Fulham et de Mary Collins, de Londres. À la base, le nom de cet ancêtre est Fullum. Il épouse Rosalie Chamberland le 15 novembre 1802 à Paspébiac.

Rosalie est la fille de Jean-Baptiste Chamberland, de Nipisiquit, et de Marie-Thèrèse Despeaux. L’un de ses descendants est Zénon Fulham qui, jugeant les taxes trop élevées à Paspébiac, crée en 1922 la municipalité de Paspébiac-Ouest! Les deux municipalités fusionnent à nouveau en 1997.

Garrett

Surnoms de famille : les épinards

Garnier

Surnoms de famille : les coqs

Grenier

Surnoms de famille : les potines, les belots, les mangeux de m’lasse, les Muscos (moose cows)

 

Harquail

Surnoms de famille : aucun surnom connu

Jacques Acou Harquail épouse la Paspéya Rose Duguet (Duguay) le 3 septembre 1811 à l’église presbytérienne de Ristigouche. Ses origines sont inconnues, même si le nom est bien connu chez les Anglo-Normands. Quant à Rose Duguay, elle aurait eu une fille illégitime d’un commis de M. Robin, Guillaume Frying (possiblement le commerçant William Fruing!). Jacques décède le 21 avril 1833 à Paspébiac. Plusieurs hommes de ce nom auraient navigué pour les Robin, dont un dénommé Thomas.

Holmes

Surnoms de famille : les lièvres, les alouettes

Clément Holmes est Jersiais. Né vers 1794, il épouse Marguerite Scott, une Écossaise, vers 1818, puis, en secondes noces, il épouse Véronique Huard le 12 décembre 1842 à l’église anglicane de New Carlisle. Dans les années 1960, il était bien courant d’aller aux quilles chez Ernest Holmes, qui fut aussi… maire de Paspébiac de 1939 à 1947! Celui-ci possédait aussi une salle de spectacle où l’on pouvait danser et giguer au son des violoneux.

Horth

Surnoms de famille : les Pient (famille de Cyprien Horth), les Pepio, les muscos, les pâtés, les chiqueux de poteaux, les memongs (famille de William Horth), les cremiers

John Hart se marie avant 1807 avec Louise Mailly. Il est l’ancêtre de tous les Horth de la région et serait possiblement d’origine allemande. Le couple aura au moins un fils, Jean-Baptiste, qui épouse Madeleine Brasseur à Paspébiac le 12 février 1828.

Le nom Horth est aujourd’hui le nom de famille le plus répandu de Paspébiac. La famille de Francis Horth et de Caroline Delarosbil, avec leurs 23 enfants présumés, a assurément contribué à perpétuer ce patronyme!

Une petite confusion fréquente…

Un individu nommé Jean Horth (fils d’un Jean Horth et d’une inconnue Jronshy) s’est marié à Québec en 1796 à Josephe Mainguy Meunier. Toutefois, ni John Horth ni Josephe Mainguy Meunier ou leurs enfants ne viendront s’établir dans la Baie-des-Chaleurs. Ce n’est donc pas l’ancêtre qui viendra à Paspébiac. Il faut plutôt regarder du côté de John Hart et de Louise Mailly, qui se marient avant 1807 (selon le Programme de recherche en démographie historique) et auront un fils, Jean-Baptiste, qui se marie à Madeleine Brasseur, assurant ainsi la première génération de cette famille à Paspébiac. Ce couple aura plus de 11 enfants, tous nés entre Bonaventure et Paspébiac.

Quant à la nature allemande du nom, celle-ci reste à confirmer. Certaines sources mentionnent qu’il serait juif et en exil d’Europe. L’hypothèse la plus probable demeure certainement l’origine allemande du nom.

 

Huard

Surnoms de famille : les saploutes, les gros muffles, les cannes à Popi (pour les Huard de Saint-Godefroi), les claques blanches, les criques, les mahouk

Pierre Huart est le pionnier des Huard de Paspébiac.

Un flou subsiste quant à l’origine du nom; les Huart proviendraient peut-être de l’Île-de-France. Pierre Huart et Catherine Caplan se marient avant 1729 en Acadie. Ils auront au moins quatre enfants, dont trois feront souche à Paspébiac : François (Geneviève Duguay), Jacques (Anne-Nanette Duguay) et Anne-Nanette (Pierre Langlois). De la multitude de sages-femmes qui ont accouché des enfants de Paspébiac, pas moins de quatre portent le nom de Huard : Félicité, Esther, Adélaïde et Virginie.

Joseph

Surnoms de famille : les forgerons, les chiens bleus, les tabatières, les tire-bouchons, les maringouins, les jupes sales (pour les Joseph de l’avenue Huard), les pékans, les gros nez

Benjamin Killer, né en 1776 du couple formé par Joseph Killer et Marie Jesu, arrive vers 1796 à Paspébiac. On le croit originaire d’Alcobaça, au Portugal. Le couple se marie le 24 avril 1803 à Paspébiac. Par ailleurs, pour marier sa bien-aimée Théotiste Huard, Benjamin devra abjurer sa religion! Pourquoi le nom de cet ancêtre change-t-il de Killer à Joseph? Plusieurs soupçonnent la connotation négative du nom, mais cela demeure un mystère.

Les Joseph seront à Paspébiac des capitaines de bateau, des maîtres de poste, des pêcheurs, des menuisiers, des tenanciers d’épicerie et même… des gardiens de phare!

Labourdette

Surnoms de famille : les sabots

Lamy

Surnoms de famille : les chouans

Toussaint Lamy serait arrivé en 1808 à Paspébiac. Il se marie à Marie Duchesne. Son fils Jacques aurait eu une auberge et une taverne dès 1840, l’une des premières recensées à Paspébiac! La fille de Jacques, Lucille, a marié le pionnier Paul-Virginie Lemoy, navigateur et cultivateur, en 1871. Le nom Lamy serait probablement d’origine française ou jersiaise.

Larocque

Surnom de famille : pas de surnom connu

François Larocque tirerait possiblement ses origines de France, mais ce n’est pas confirmé. Il marie Marguerite Caplan, fille de Guillaume Capella, le 15 juin 1720 en Acadie. Ce couple est à l’origine de tous les Larocque de la région. François et Marguerite n’ont pas vécu directement à Paspébiac, mais leur descendance, oui. Il sera par alliance l’ancêtre de plusieurs familles pionnières de Paspébiac.

Leblanc

Surnom de famille : les p’tits dîners

Lebrasseur

Surnoms de famille : les chats, les souris, les calibettes, les rats

Mathieu Lebrasseur est le fils de Mathieu Brasseur et de Jeanne Célestin, dite « Bellemer ». Ces derniers se sont mariés avant 1710 en Acadie. Mathieu a pris Anne-Marie Pitre pour épouse avant 1728 en Acadie. Selon un recensement daté de 1765, il habite déjà à Paspébiac à ce moment. L’abbé Ferland aura d’ailleurs quelques mots à dire au sujet de l’un de ses descendants, Emmanuel Brasseur, dont la force et la loquacité illustrent bien, à son sens, le caractère des Paspéyas!

Lemarquand

Surnom de famille : aucun surnom connu

Jean ou John Lemarquand, venu des îles anglo-normandes à la faveur de la compagnie Robin, épouse Mary Adolphine Castilloux en 1845 à l’église anglicane de New Carlisle. Dans son acte de mariage, il précise qu’il est charpentier de navire. Aux derniers jours de sa vie, il s’affiche comme cultivateur et abjure la religion protestante pour embrasser la religion catholique.

Plusieurs Jersiais portant ce nom viendront travailler à Paspébiac.

Loisel

Surnoms de famille : les porcs-épics, les perruques, les croquignoles, les tits-mononcles (famille d’Ambroise Loisel), les gritons (pour les Loisel de Duret)

Julien-Robert Loisel et Julienne Perasse sont les ancêtres de la famille Loisel. Leur premier fils, Jacques, épouse à Paspébiac Isabelle Doiron le 11 octobre 1797. Leur second fils, Robert, épouse à Paspébiac Anne-Élisabeth Roussy, fille du corsaire Pierre-Léon et d’Anne Chapados. Les origines exactes de cet ancêtre demeurent floues. L’un de ses descendants, Lévis Loisel, fut maire de Paspébiac de 1981 à 1989, puis de 1993 à 2001.

Maldemay

Surnoms de famille : les bœufs (famille de John Maldemay), les grands pieds (famille de Baptiste Maldemay), les maillonnettes

Joseph Maldemay est né à Lupcourt, une commune française située en Lorraine, le 21 août 1788. Arrivé à Paspébiac en 1818, il travaille comme pêcheur, mais pratiquait également les métiers de charron et de maréchal-ferrant à Lupcourt. Il se marie le 4 août 1820 à Paspébiac avec Jeanne-Geneviève Aspirot et prend souche au 2e Rang de Paspébiac, aussi appelé « la commune ». Selon la légende, l’un de ses descendants, Jos Maldemay, avait les mains les plus grandes de la Gaspésie!

Maltais

Surnoms de famille : la bombe (famille de Lévis Maltais)

Nadeau

Surnom de famille : les piles

Parisé

Surnoms de famille : râle ta crawl (famille de Donat Parisé) (ou les râleurs, les râlés), les Achille (famille d’Achille Parisé), les bocaux, les poules (de Hope) (ou les poules à Comi pour les poules à Rumy)

Michel Parisé est le fils du pionnier Gilles Parisé et d’Angélique Michaud, lesquels sont originaires de Québec. Michel naît le 31 juillet 1737 à Québec. Il est soldat et matelot de la garnison de Ristigouche. Dans certains documents, il mérite même la distinction de « sieur »! Au terme de la guerre de Sept Ans, il épouse Marie Albert vers 1768 à Caraquet. Le cordonnier Norbert Parisé, dont le nom est gravé dans l’une des cloches de l’église de Saint-Pie-X, est l’un des descendants de ce couple.

Pitre

Surnom de famille : les mouches

Le nom « Pitre » serait d’origine acadienne. Pour en savoir plus sur Daniel Pitre, né en 1800 à Rustico, Île-du-Prince-Edouard, voir sa fiche généalogique.

Provost

Surnom de famille : les vendeurs de pipios (panais)

Plusquellec

Surnoms de famille : les sabots brûlés, les cacailles

Roussy

Surnoms de famille : les culottes de paille, Cream (famille d’Arthur Roussy)

Pierre-Léon Roussy est corsaire, navigateur et capitaine de bateau né le 2 novembre 1728 à La Rochelle de parents franco-italiens. Il épouse Anne Chapados dans un lieu inconnu avant 1760. Entre-temps, il se bat contre les Britanniques pendant la guerre de Sept Ans, de 1756 à 1763. Notre ancêtre Roussy est plein de surprises : en 1752, il est accusé d’avoir « avarié » une chaloupe et est condamné à payer une lourde amende. On doit à cet ancêtre la légende du feu des Roussy : la connaissez-vous?

Whittom

Surnom de famille : les capitaines mains sales

John Whittom est originaire de l’île de Jersey. Il épouse Anne Holmes avant 1816. Ils auront ensemble au moins trois enfants.

Ce nom brillera notamment grâce à Renée Whittom (de son nom de fille Renée Prévost), mairesse de Paspébiac-Ouest de 1974 à 1978 et, surtout, première femme de tout l’Est-du-Québec à occuper une telle fonction!

Whittom ou Wheaton?

Dans cet article de Paule Kedwick intitulé Une Whittom en Acadie, on mentionne que John Whittom serait le fils d’un navigateur du nom de Philippe Wheaton, arrivé en Gaspésie en 1778 au service de Charles Robin. En vérité, le lien entre John père et son propre père est manquant et demeure à être élucidé. Toutefois, selon le Programme de recherche en démographie historique, la première génération à Paspébiac serait celle de John Whittom et de Mary Holmes, qui auraient ensuite eu un fils, John, dont plusieurs supposent qu’il serait celui qui aurait marié Mary McKeown. Nous démontrerons que ce lien est également difficile à établir.

Ici, nous voyons l’entrée du Programme de recherche en démographie historique correspondant à la famille de John Whittom et Ann Holmes.

Malheureusement, les parents de John Whittom ne sont pas indiqués, ce qui rend difficile le fait de soutenir qu’il s’agirait du fils de Philippe Wheaton. Aucune source première ne pointe en ce sens.

Continuons. Il est souvent établi que l’un des fils de John Whittom et d’Ann Holmes soit John Whittom, qui mariera en 1933 Mary McKeown.

Drôle d’imbroglio signalé par le Programme de recherche en démographie historique :

Il existerait deux individus qui se seraient mariés à une Mary McKeown : John Kingsborough (en 1933) et John Whittom (en 1936)! En plus, tous deux ont eu des enfants à Paspébiac!

Pour les deux hommes, nous ne connaissons pas leurs parents; il est donc impossible de les lier à la famille de John Whittom et d’Ann Holmes.

Comme le montrent les trois captures du Programme de recherche en démographie historique ci-contre, John Whittom (mari de Mary McKeown) n’a pas de parents recensés.

C’est la même situation pour John Kingsborough; on ne connaît pas ses parents.

En quoi les Kingsborough ont-ils un lien avec les Whittom, vous demandez-vous? La dernière capture d’écran ci-contre montre le fils de John Kingsborough, John James Kingsborough Whittom, baptisé à Paspébiac.

Comme l’indique cette démonstration, il est maintenant difficile d’établir un lien clair entre John Kingsborough et Mary McKeown, et John Whittom et Ann Holmes, ou alors d’établir un lien certain entre John Whittom et Mary McKeown, et John Whittom et Ann Holmes. Il semblerait qu’il s’agisse de familles différentes…

Ainsi, de ces trois pistes, une chose est certaine : John Whittom (aux parents inconnus) et Ann Holmes sont les parents d’une importante postérité généalogique des Whittom, mais aucun lien clair ne les lie à John James Kingsborough Whittom et Mary McKeown, ni à John Whittom et Mary McKeown, ni même à Philippe Wheaton, le capitaine.

Quelques ressources pour vous outiller

Le Dictionnaire généalogique des familles du Québec de René Jetté
Le Dictionnaire généalogique des familles canadiennes de Cyprien Tanguay
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