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Ouverture du magasin général de la cie Robin, Jones & Whitman

Parallèlement à ses affaires maritimes, la compagnie se lance dans le commerce de détail. Le magasin qu’elle ouvre à Paspébiac en 1906 représente, d’après Alfred Pelland – publiciste du ministère de la Colonisation -, le «plus beau et […] plus important magasin à rayons du district de Québec, en dehors de la ville de ce nom ». Auparavant, les magasins de compagnie étaient davantage des comptoirs de commerce (ou offices) où l’on entreposait des fournitures principalement destinées à la pêche. Avec l’expansion du commerce au détail en région, encouragée par le développement du transport routier, les magasins sins quittent la grève pour s’implanter sur la rue principale. Plusieurs bâtiments sont littéralement déplacés, tel le magasin de Percé. Les magasins Robin se distinguent souvent par une signature architecturale monumentale et coquette: long plan rectangulaire, bâtiment disposé perpendiculairement à la rue, revêtement de clin de bois ou de bardeau de cèdre, façade à corniche harmonisée d’un fronton, nombreuses fenêtres symétriques, rez-de-chaussée avec une porte centrale enfoncée et entourée de deux ou trois grandes vitrines surmontées d’impostes, corniche très saillante séparant le rez-de-chaussée du premier étage, planches cornières. La plupart des magasins comptent un espace d’étalage et de vente, un espace d’entreposage et le bureau du gérant ou du marchand. Au rez-de-chaussée, les produits d’alimentation et les produits d’usage quotidien s’étalent à droite. À gauche, les fournitures domestiques: vaisselle, vêtements, tissus, souliers, médicaments, outils, articles d’entretien de la maison, etc. Le bureau du gérant loge à l’arrière. Parfois accessible aux clients, l’étage est surtout réservé aux agrès de pêche et aux surplus d’inventaire. Quelquefois, le gérant habite l’étage ou une maison reliée au magasin par un corridor.

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